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📢 La CAN 2025 bascule dans la polémique : le Maroc sacré après une finale explosée
Le verdict est tombé, et il a marqué un tournant dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Le Jury d’Appel de la CAF a déclaré l’équipe du Sénégal forfait pour la finale, homologuant ainsi la victoire 3-0 du Maroc. Une décision historique, mais qui soulève des questions brûlantes sur l’arbitrage, l’indépendance des instances et le respect des procédures.
Pourtant, derrière ce sacre marocain se cachent des irrégularités flagrantes dans le processus décisionnel, remettant en cause l’intégrité même de la compétition. Romain Molina, journaliste d’investigation britannique, avait depuis plusieurs semaines évoqué des soupçons de manipulation au sein de la Confédération Africaine de Football (CAF). Ses révélations, désormais étayées par des sources internes, révèlent un système en crise.
🔍 L’affaire du licenciement suspect : qui tire les ficelles ?
Tout commence 15 jours avant le verdict du Jury d’Appel, lorsque Yassine Osman Roblé, directeur des organes juridiques indépendants de la CAF, est licencié par Veron Mosengo-Omba, secrétaire général de la CAF. Motif officiel ? Une « restructuration ». Pourtant, Roblé était en poste depuis plus de 5 ans, reconnu pour son professionnalisme et garant de l’indépendance des commissions disciplinaires et du Jury d’Appel.
Le timing de son éviction est plus que troublant : un poste clé supprimé en pleine procédure historique, sans remplacement immédiat. Pire : aucun motif valable ne justifie cette décision. Plusieurs membres du Comité Exécutif de la CAF, dont Augustin Sangoré, ont vivement réagi, exigeant des explications.
Mais le plus inquiétant réside dans un détail juridique : Veron Mosengo-Omba n’a plus le droit d’exercer depuis le 15 octobre 2025 (limite d’âge dépassée). Pourtant, c’est lui qui a pris la décision de licencier Roblé et de nommer un nouveau directeur des affaires juridiques, Cédric Agay, sans validation du Comité Exécutif – une violation flagrante des statuts de la CAF.
⚖️ Un Jury d’Appel composé dans l’ombre : conflits d’intérêts et partialité avérée
Pour composer le Jury d’Appel chargé de trancher sur la finale Maroc-Sénégal, Cédric Agay, directement issu de l’administration (et proche de Mosengo-Omba), a sélectionné cinq juristes. Problème : aucun ne respecte les règles d’indépendance.
- Moïse Ben Nasri (Tunisie), seul membre du Jury ayant une activité dans une commission footballistique (UNAF, dont fait partie le Maroc), présente un conflit d’intérêt évident. L’article 19 du Code disciplinaire de la CAF exige une déclaration préalable des conflits, ce qui n’a pas été fait.
- Un autre juré, togolais, est un proche de Cédric Agay, soulevant des questions sur sa partialité.
- Le Jury a statué sans respecter les procédures habituelles, habituellement garanties par Roblé.
Résultat : une décision juridiquement contestable, car prise par un Jury dont l’indépendance est bafouée. Le Sénégal, déjà en choc après la disqualification de sa finale, a toutes les raisons de contester cette procédure devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
🤝 Maroc et Sénégal : deux victimes d’un système défaillant
Si le Maroc célèbre un titre historique, cette victoire est entachée par des doutes persistants. Quant au Sénégal, privé de sa finale après des mois de préparation, la frustration est à son comble. Les deux nations se retrouvent piégées par l’incompétence et l’arbitraire de la CAF.
Les révélations de Molina, désormais corroborées par des sources internes, pointent du doigt :
- Une ingérence politique dans les instances judiciaires.
- Un mépris des textes de la CAF, conduisant à des décisions systématiquement annulées par le TAS.
- Un copinage généralisé au sein du Comité Exécutif, où certains membres (comme Fouzi Lekjaa, président de la FRMF) détiennent des rapports accablants sur la gestion de la CAF… sans agir.
📉 La CAF, une institution en faillite morale ?
Cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg. Plusieurs rapports internes – notamment celui de l’audit égyptien CER – ont dénoncé des dérives financières, des nominations illégales et un manque total de transparence. Pourtant, ces documents sont cachés au public et réservés à une élite.
Les exemples de dysfonctionnements s’accumulent :
- Le rapport CER, jugé « dévastateur », confirme les irrégularités, mais aucun membre du Comité Exécutif ne l’a utilisé pour faire le ménage.
- Rebecca John, avocate namibienne et figure clé de la CAF, a été accusée de tromperie après avoir minimisé les problèmes internes.
- Des dirigeants comme Patrice Motsepe (président de la CAF) et Mosengo-Omba, nommés sous pression de la FIFA, bloquent toute réforme.
🔎 Et maintenant ? Le Sénégal contre-attaque, la CAF en sursis
Le Sénégal a toutes les cartes en main pour contester la décision devant le TAS. L’argument est simple : la procédure est nulle en raison :
- D’un licenciement illégal de Yassine Osman Roblé.
- D’une nomination irrégulière de Cédric Agay.
- D’un Jury composé en violation des conflits d’intérêts.
Pourtant, le vrai enjeu dépasse le football : la crédibilité de la CAF est en jeu. Si l’institution persiste dans ses méthodes, elle risque de perdre définitivement la confiance des fédérations africaines et des supporters.
💬 Le mot de la fin : et si le vrai scandale était ailleurs ?
Alors que le Maroc lève le trophée et que le Sénégal rumine sa désillusion, une question persiste : qui profite vraiment de ce chaos ?
Certains observateurs évoquent des pressions politiques, d’autres une lutte d’influence entre fédérations. Une chose est sûre : la CAF doit changer, ou disparaître.
À vous de juger : cette CAN 2025 restera-t-elle dans les livres d’histoire comme une victoire sportive… ou comme un symbole de la corruption dans le football africain ?
📌 Sources et crédits
- Enquête de Romain Molina
- Retrouvez ses affirmations sur YouTube
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